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La petite boulangerie du bout du monde – Jenny COLGAN

Une jolie île, du pain qui sent bon comme on l’imagine… Un feel good book qui redonne le sourire et vous ferait presque partir sur le champ pour manger du pain en Cornouailles.

Le résumé de quatrième de couverture 

« Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?

Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie… »

Le livre en quelques mots

Le résumé suffit à ce que vous ayez une idée assez précise du lieu où ce livre vous emporte. Une petite île charmante et son village au bord de l’eau qui regroupe tout ce qu’on peut y espérer : des pécheurs courageux et adorables (et bien gourmands), une vieille dame revêche, et Polly, une jeune femme en plein questionnement dans son petit appartement qui a une vue imprenable sur les quais. Si j’ai tendance à dire que je cuisine mes émotions, Polly elle, les pétrie. En effet, elle adore faire du pain, et à en croire les odeurs que l’on imagine si facilement, elle le fait bien. Ce ne sont pas les pécheurs qui diront le contraire.

Ce livre est dangereux si vous vous posez la fameuse question du « Mais qu’est-ce que je fiche là ? », parce que vous pourriez bien vous retrouver sur une île à faire du pain plus vite que vous ne le pensez. C’est en tout cas l’effet que ça m’a fait, et j’ai résisté tant bien que mal. Il donne envie de se lever aux aurores pour faire cuire du bon pain. On y retrouve le bonheur de partager ce que l’on a cuisiné, le réconfort que peut apporter une bonne tranche de pain tout juste sorti du four. La satisfaction aussi de créer quelque chose, la fierté que tous les cuisiniers ont ressentie de présenter ce que l’on a fabriqué, de régaler les gens avec.

C’est un livre léger qui nous entraine dans une foule d’émotions. On retrouve aussi de l’amour et des rêves. Il se lit facilement et redonne le sourire. La vie insulaire est joliment mise en valeur, pas toujours simple mais finalement douce. C’est un autre rythme de vie, l’heure est faite en fonction des marées auxquelles il faut s’adapter. L’auteur apporte aussi quelques touches de réflexions qui sont plutôt agréables, et de manière légère elle pose les questions du détachement avec le passé, de la reconversion professionnelle, de l’appréhension des grands changements et des questions existentielles que tout le monde se pose un jour.

C’est un des premiers livres vraiment tournés vers la cuisine que j’ai lu et il m’a donné envie de continuer dans le thème. J’ai évidemment enchainé sur la suite de l’histoire, qui fera elle aussi l’objet d’un article. Et puis j’avais mis le doigt dans l’engrenage : parfois par hasard, souvent volontairement, mes livres tournent autour de la cuisine pour le plus grand bonheur de mon imagination culinaire et de mes papilles. Parce que c’est certain, ça donne envie de cuisiner aussi. Et puis les Cornouailles aussi. Allez savoir pourquoi mais j’ai lu beaucoup de livres ou l’action se déroule en Cornouailles et je rêve d’aller visiter ce coin d’Angleterre depuis longtemps. Après quelques recherches, une île semblable existe bien dans la région. Et puis forcément cela me va droit au cœur car en France on a aussi une île reliée par une chaussée submersible. Je vous en ai déjà parlé, c’est l’île de Noirmoutier et le passage du Gois qui se trouvent dans la Vendée que j’aime tant (j’en avais même fait un article à retrouver ici). Ce livre donne donc à la fois envie de cuisiner, mais aussi de voyager. C’est une jolie combinaison !

Le petit plus du livre

Les recettes qui se trouvent à la fin, toutes en rapport avec l’histoire. L’auteur en disperse dans le livre et les retrouver sous une forme classique de recette à la fin, c’est super chouette. C’est la marque de fabrique de Jenny Colgan, dans ses nombreux romans autour de la cuisine elle prend plaisir à ajouter des recettes au fil de l’histoire et un recueil à la fin. Et forcement, pouvoir réaliser les recettes d’un livre que l’on a lu et apprécier, c’est trop sympa ! Qui n’en a jamais eu envie ?

La cerise sur le gâteau, c’est quand même Neil, le petit macareux que Polly recueille et nourrit avec du bon pain. C’est la petite touche de folie, le grain de malice en plus. Et si vous vous demandez comment et pourquoi un macareux, je n’ai qu’un réponse pour vous : il faudra lire le livre !

Bonne lecture à vous.

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